Resident Evil 6 – Quand la licence abandonne presque totalement l’horreur
Quatre campagnes, plusieurs personnages
Développé par Capcom, Resident Evil 6 propose une aventure divisée en quatre campagnes centrées sur Leon S. Kennedy, Chris Redfield, Jake Muller et Ada Wong. Au fil de leurs aventures, Leon est accompagné par Helena Harper, Chris par Piers Nivans et Jake par Sherry Birkin. Chaque campagne possède sa propre histoire et son ambiance, tout en étant liée aux autres.
Les différentes histoires se déroulent simultanément. Les personnages finissent par se croiser, et certains événements sont ainsi vécus sous plusieurs points de vue. Si cette approche permet d’enrichir le scénario, elle entraîne aussi quelques défauts, notamment la répétition de certaines séquences d’une campagne à l’autre.
Date de sortie :
2 Octobre 2012 sur les plateformes suivantes : PS3 & XBOX 360
21 Mars 2013 sur la plateforme suivante : PC
29 Mars 2016 sur les plateformes suivantes : PS4 & XBOX One
29 Mars 2019 sur les plateformes suivantes : Switch
Un gameplay beaucoup trop orienté action
Avec Resident Evil 6, la licence s’éloigne encore davantage de ses racines horrifiques. Là où les premiers épisodes misaient sur la gestion des ressources, l’exploration et la peur de manquer de munitions, cet opus privilégie désormais les fusillades explosives et les affrontements à grande échelle.
La campagne de Leon propose encore des zombies plus traditionnels, qui rappellent davantage les ennemis emblématiques de la série. En revanche, les autres campagnes mettent davantage l’accent sur les combats contre des J’avos, des ennemis capables de muter et de s’adapter aux dégâts qu’ils subissent.
Le résultat donne un jeu beaucoup plus proche d’un Gears of War survitaminé que d’un véritable survival horror. Les combats s’enchaînent, les explosions se multiplient et l’action prend constamment le dessus sur l’ambiance. Si certains joueurs peuvent apprécier cette orientation, les amateurs d’horreur risquent de regretter ce changement radical.
Des campagnes qui se répètent
L’un des principaux problèmes de Resident Evil 6 vient de sa structure narrative. Puisque les quatre campagnes se déroulent en parallèle, les personnages se croisent régulièrement au cours de l’aventure.
Si cette approche permet de découvrir les événements sous différents angles, elle entraîne également de nombreuses répétitions. On se retrouve parfois à rejouer des séquences déjà parcourues dans une autre campagne, ce qui peut donner une impression de déjà-vu et ralentir la progression.
À cela s’ajoute une durée de vie particulièrement conséquente. Avec quatre campagnes à terminer, l’aventure demande un investissement important, ce qui peut rendre le jeu assez difficile à finir, notamment pour les joueurs qui souhaitent découvrir l’intégralité de son histoire.
Joystick Mag – Notre regard
À mes yeux, Resident Evil 6 représente le point le plus bas de la licence à cette époque. En voulant miser toujours davantage sur l’action et le spectaculaire, Capcom a progressivement délaissé ce qui faisait le charme de la série : l’horreur, la tension et la gestion des ressources.
Même si le jeu propose beaucoup de contenu avec ses quatre campagnes, cette abondance se fait au détriment du rythme, avec des séquences répétitives et une action parfois excessive. Resident Evil 6 reste une expérience qui peut se montrer divertissante, notamment en coopération, mais il illustre parfaitement la direction que la licence avait prise avant de retrouver ses racines horrifiques avec Resident Evil 7.