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Borderlands – Le FPS qui a mélangé loot et folie

Un pari risqué devenu culte

Sorti en 2009, Borderlands arrive dans un paysage dominé par les shooters réalistes. Là où beaucoup misent sur la guerre moderne et la mise en scène cinématographique, Gearbox choisit une direction radicalement différente : un FPS coloré, imprévisible, mêlant action nerveuse et mécanique de loot héritée du RPG.

Le résultat ? Une identité unique qui donnera naissance à un nouveau sous-genre : le looter-shooter.

Date de sortie : 

Le 20 Octobre 2009  sur les plateformes suivantes : PC, PS3 & Xbox 360

Le 03 Avril 2019 sur les plateformes suivantes : PS4, Xbox One & Switch

Pandora, terrain de jeu hostile

La planète Pandora sert de décor à cette aventure chaotique. Désertique, violente et peu accueillante, elle impose immédiatement son atmosphère.

La direction artistique en cel-shading tranche avec les standards de l’époque :

  • contours marqués

  • couleurs vives

  • design exagéré

Ce choix visuel permet au jeu de se démarquer instantanément et de vieillir mieux que nombre de ses contemporains.

Le loot comme moteur principal

Le véritable cœur de Borderlands, c’est son système d’armes générées procéduralement. Fusils, revolvers, mitraillettes… des milliers de combinaisons possibles, avec :

  • statistiques variables

  • effets élémentaires

  • comportements uniques

Cette avalanche d’équipement crée une boucle addictive : combattre, récupérer du loot, améliorer son arsenal, recommencer.

Même si toutes les armes ne se valent pas, la sensation de progression reste constante.

Un gameplay efficace mais répétitif

Les fusillades sont dynamiques et satisfaisantes, surtout en coopération. Chaque personnage propose un style différent grâce à son pouvoir spécial.

Cependant, la structure des missions repose souvent sur des objectifs simples :

  • éliminer des ennemis

  • récupérer un objet

  • nettoyer une zone

Sur la durée, cette répétition peut se faire sentir, notamment en solo.

Une ambiance irrévérencieuse

Borderlands impose également un ton décalé :

  • humour absurde

  • personnages caricaturaux

  • dialogues volontairement excessifs

Si l’écriture n’atteint pas encore la maturité de ses suites, elle pose les bases d’un univers délirant qui deviendra la marque de fabrique de la série.

Une coopération au centre de l’expérience

Le jeu prend toute sa dimension en multijoueur. Jouer à plusieurs renforce :

  • la complémentarité des classes

  • la gestion du loot

  • le plaisir des affrontements contre les boss

En solo, l’expérience reste solide, mais elle révèle davantage ses répétitions.

Joystick Mag – Notre regard

Le premier Borderlands n’est pas exempt de défauts. Répétitif dans sa structure et encore hésitant dans son écriture, il pose néanmoins des bases solides et audacieuses.

Son mélange de FPS et de RPG loot-driven a marqué l’industrie et influencé de nombreux titres par la suite. Une proposition imparfaite mais visionnaire, qui a su transformer un pari risqué en nouvelle référence du shooter coopératif.

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